Buvez qu'ils disaient!

Connaissez-vous l'Hyponatrémie?

Ironman Canada, 1998. Environ 250 athlètes, biens entraînés, n’ont pas atteint la ligne d’arrivée. La principale cause de ce désastre a été attribuée à la déshydratation et à l’hyponatrémie. Les conditions étaient difficiles, la température était plus chaude qu’à l’habitude et les cyclistes ont eu droit à un fort vent de face durant les 2/3 du parcours de vélo. Mais qu’est-ce que c’est athlètes DNF ont mal fait pour terminer dans la tente médicale?

Dans une course de niveau Ironman, tout le monde connaît l’importance de l’hydratation. C’est sans doute le premier conseil que l’ont recoit lorsqu’on commence à s’entrainer : « C’est important de boire si tu ne veux pas être déshydrater ». Juste à voir les longues files d’attentes pour les toilettes avant un départ, on comprends vite que les athlètes ont bien compris le message. Mais que diriez-vous à quelqu’un qui vous dit : « Attention de ne pas trop boire...c’est dangeurex! »

Pour un événement de l’envergure d’un Ironman, connaître l’importance de l’hydratation n’est pas suffisant. Il faut aussi comprendre l’importantce du sodium et sa relation avec l’eau pour prévenir une fin tragique dans la tente médicale lors votre prochaine course d’endurance.

L’hyponatrémie ce défini comme une trop faible concentration de sodium dans le sang. Le sodium est un électrolyte important qui joue un rôle majeur dans la contraction musculaire et l’absorbtion de l’eau à travers les tissus de l’organisme. Pas de sel égale, pas de contraction musculaire et pas d’hydratation.

Quand vous transpirez, vous perdez de l’eau et du sel. Le réflexe normal d’un athlète sera donc de boire des gatorades, powerdade et compagnie en grande quantité puisque ces boissons contiennent du sodium et de l’eau, donc « remplacent » les fuides perdus dans la tanspiration.

Seulement attention. L’hyponatrémie n’est pas un manque de sel! L’hyponatrémie c’est une trop faible concentration de sel dans le sang. Il y a 2 éléments en jeux, le sel, et le sang. Il y a donc 2 possibilités pour avoir un taux de sel trop bas,soit qu’il n’y a pas assez de sel ou soit qu’il y a trop d’eau dans le sang. C’est logique non?

Voyons, comment réagit le corps lorsqu’il manque de sel. Les corps possède 2 mécanismes de défence pour l’empêcher de manquer de sel, si précieux à sa survie. Premièrement, si l’organisme détecte une diminutation de la concentration de sel dans le sang, il ira le puiser dans le liquide intersticielle (liquide qui circule entre les cellules du corps). 1 litre de liquide intersticielle (7% du liquide total) contien autant de sodium que 7,8 bouteilles de gatorade.

Deuxièmement, si l’organisme ne réussi pas à balancer le sel de cette facon, il ira chercher dans les réserves du corps comme les os ou la peau entre-autre. Maintenant regardons comment réagit le corps lorsqu’il recoit trop de l’eau. Tout d’abords elle est absorbée dans le gros intestin par les capillaires sanguins, avec les minéraux, vitamines et nutriments. Si la quantié d'eau dans le corps augmente, la concentration de sodium dans le sang se trouve diminué. Lorsque le corps détecte une baisse de concentration de sodium, il sécrète une horme ADH (anti-diurétic hormone) qui cause de la rétention d'eau dans les tissus, ce qui contribue encore plus à diminuer la concentration de sodium dans le sang. Un vrai cercle vicieux.

Comme on peut le constater, en cas de manque de sel, le corps peut très bien se dépanner lui-même. Parcontre, il a plus de difficulté à gérer une trop grande quantité de liquide. Le danger n’est donc pas de trop « perdre » de sel, mais plutot de trop le diluer en buvant trop d’eau. Pire encore, plus la concentration de sel dans le sang diminue, plus il deviendra difficile d’hydrater le corps. Celui-ci a besoin de sel pour faire passer l’eau à travers les tissus. On tombe dans une roue sans fin…On boit trop, la concentration de sel dans la sang diminue, l’hydratation à travers les tissus diminu, on urine moins, on a de plus en plus soif, on boit plus, on dilue le sel dans le sang encore plus on urine de moins en moins etc etc…

Différentes études ont été faites pour démontrer ces faits. Entre-autre on a découvert qu’un athlète qui a le même poids au début et à la fin d’un Ironman souffre probablement d’hyponatrémie. Une légère perte de poids est essentielle et même tout à fait souhaitable lors d’un événement d’endurace.

Une autre étude démontre que boire 1 litre de liquide à l’heure, peu importe de type de liquide risque fortement d’amener à l’hyponatrémie. Les athlètes qui transpirent moins, comme les femmes, sont plus à risque de souffrir d’hyponatrémie. Si elle transpirent moins c’est donc qu’elle retiennent l’eau à l’intérieur donc la natrémie (taux de sel) diminue.

Les athlètes plus lent, ou ceux qui marchent aux points d’eau sont aussi plus à risque puisqu’ils restent plus longtemps sur le parcours et prennent le temps de boire plus de liquide. On a aussi constater que la majorité des athlètes les plus rapides, terminent avec la plus grande perte de poids et le taux de sel le plus près de la normal (135-145mmol).

À Ironman Nouvelle Zéland, on a constaté qu’en diminuant le nombre de postes de ravitaillements sur le parcours, on diminuait aussi le nombre d’athlète à la tente médicale. Tous les 20 km au lieu de tous les 12 km à vélo et en course à pied tous les 2,5 km au lieu de tous les 1,8 km. On a aussi constater qu ’un perte de poids 3% à 10% n’avait aucun effet sur la température corporel. Mais qu’au contraire, un gain de poids ou une déshydratation pouvait amener à un coup de chaleur. Si vous avez bien suivi jusqu’ici, on a vue que lorsqu’il y a hyponatrémie, donc un taux de sel trop bas, l’absorbtion des liquides ne se fait plus.

En buvant trop on risque de tomber en deshydratation, et en déshydratation on risque d’avoir un coup de chaleur. Donc trop boire peut amener à un coup de chaleur. Combien de fois avez vous entendu des athlètes dire : Quand il fait chaud, c’est important de boire beaucoup pour éviter les coup de chaleur ». Oui c’est vrai qu’il faut se maintenir hydrater, mais comme vous pouvez le constater, il faut boire intelligemment. 1 demi verre d’eau à tous les 1km risque fortement d’amener à l’hyponatrémie un athlète qui court à 10km/h. Biensure la distance que vous parcourer est un facteur important sur les danger de l’hyponatrémie. Même si vous buver un peu trop sur un Demi-Ironman de 5h30, vous ne vous en sentirez probablement pas. Mais parcontre si vous faites un Double Ironman, les occasions de boire sont nombreuses et la vitesse de passage au points d ’eau est souvent  beaucoup plus lente. Malheureusement, quand on se sent pas trop bien, notre réflexe est souvent de boire un peu d’eau, parfois ca peut empirer notre cas.

Bref, souvenez-vous de ceci lors de votre prochaine course d’endurance. Buvez, c’est important, mais buvez avec modération, surtout si vous en avez pour plus de 10h.

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